Deux personnes ont été tuées par balle mercredi 3 avril dernier aux villages Lale-Liloka et Lieke-Asangu, groupement de Loolo, dans la province de la Tshopo. Selon l’ONG APEM-RDC qui livre ce bilan, les témoignages rapportent que les deux victimes étaient parties pour faire de la pêche au parc national de la Lomami.
“APEM-RDC dénonce avec regrets le cas de mort par balle de deux membres des communautés riveraines du Parc National de la Lomami dans Secteur de YawendeLoolo, Territoire d’Opala, Province de la Tshopo en République Démocratique du Congo. Messieurs Aitekele Yeni Mike et Asangu Souverain, habitants respectivement aux villages Lale-Liloka et Lieke-Asangu dans le Groupement de Loolo, ont été retrouvés morts par balle mercredi 03 avril 2024. D’après les témoignages, les victimes s’étaient rendues pour faire la pêche de substance aux abords de la rivière Sisili au Nord-Ouest du Parc National de la Lomami”, annonce l’ONG.
Les mêmes sources suspectent les écogardes du parc qui aurait été en patrouille non loin du lieu du meurtre.
“Plusieurs sources concordantes sont unanimes que ce énième cas de violations graves des droits humains à l’environ du Parc National de la Lomami est l’œuvre des écogardes parce qu'une équipe de patrouille opérait non loin de la zone au moment des faits. A l’heure actuelle, les actes de vandalismes contre les installations de l’Institut Congolais pour Conservation de la Nature (ICCN en sigle) à Lieke-Losolé et Yawende sont signalés ; Et la actions de de sabotage risquent de s’étendre malheureusement si rien n'est fait”, poursuit APM-RDC.
Localisé dans la partie est de la cuvette centrale du Fleuve Congo, le Parc National de la Lomami (PNL) a été créé en 2016 ainsi protégeant un bloc de 8,874 km2 en forêt dense équatoriale avec des savanes hydromorphes au sud et entouré par une zone tampon de 22,000 km2. Les explorations de la région, qui n’ont commencé qu’en 2007, ont vite révélé une diversité faunistique et floristique inattendus ; non-seulement une représentation importante de la faune endémique de RDC, plus qu’en aucune autre aire protégée mais aussi deux nouvelles espèces de singe y ont été découvertes. La diversité est amplifiée par l’isolement produit par le trajet de la Lomami, un grand affluent qui coule en parallèle avec le Fleuve Congo avec d’autres plus petites rivières parallèles dans leur interfluve. La proportion des endémiques signalent l’aspect particulier de sa faune dont 7 de 13 espèces de primate sont uniques au Congo et 4 sont protégées dans aucune autre aire protégée. Le bonobo, l’okapi et le Paon Congolais sont des espèces phares de Congo et tous sont dans le PNL, aussi bien qu’une population importante des éléphants de forêt.
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