Quatre millions de dollars américains, telle est la somme remise par le Fonds de Réparation des Indemnités des Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO) à l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) comme indemnisation du jardin zoologique et botanique de Kisangani. Plus de quatorze mois après ce décaissement, un député national exige des explications sur la gestion de ces fonds.
Le député national Limengo Trésor a déposé, ce mardi 3 février 2026, une question écrite à l’Assemblée nationale à l’attention du Directeur général de l’ICCN. Il sollicite des éclaircissements sur la gestion des fonds précités. Selon lui, FRIVAO et l’ICCN ont signé un protocole d’accord le 29 novembre 2024 portant sur le financement de la réhabilitation du jardin zoologique et botanique de Kisangani.
Cependant, le député constate la non-exécution des travaux alors que les fonds ont bel et bien été décaissés. « Quel est le niveau d’exécution des travaux ? », s’interroge-t-il. Des sources internes à l’ICCN reconnaissent une lenteur dans la mise en œuvre du projet. Décembre 2025 devait marquer la fin des premières phases des travaux, ce qui n’a pas été le cas.
Quatre entreprises, dont trois basées à Kinshasa et une à Kisangani, ont été sélectionnées par un bureau d’études sur instruction de la Direction générale de l’ICCN pour exécuter les travaux. Toutefois, les fonds versés par FRIVAO ont, dans un premier temps, permis de rétablir l’eau et l’électricité sur le site du jardin zoologique et botanique de Kisangani, indiquent des sources fiables.
À ce jour, les entreprises engagées ont construit environ 400 mètres de clôture du jardin. Une guérite et un portique sont également en cours de construction. Sont aussi en chantier un centre d’accueil (bâtiment R+1), un bâtiment administratif avec salle polyvalente, un restaurant VIP au bord de la rivière Tshopo ainsi qu’une villa destinée aux touristes.
Concernant la sécurité et la protection de la population animale, des enclos pour animaux sont également prévus : un espace d’un hectare pour les herbivores, ainsi que des cages pour lions, hippopotames et crocodiles. Grâce à ces investissements, le zoo de Kisangani pourrait retrouver son image de site touristique attractif. Des plages aménagées le long de la rivière Tshopo sont également envisagées, selon nos sources.
Par ailleurs, des informations internes à l’ICCN révèlent l’existence d’un contrat de cogestion du zoo de Kisangani entre FRIVAO et le jardin zoologique. Selon nos sources, ce contrat figurait parmi les conditions exigées par le comité intérimaire de FRIVAO avant la libération des quatre millions de dollars d’indemnisation en faveur de l’ICCN. Une cogestion de 5 ans.
Alors que certains travaux de la première phase peinent à être achevés, la deuxième phase du projet devrait être consacrée à l’équipement des bureaux et des cages. Les montants repartis pour chaque entreprise n’ont pas été communiqués. Toutefois, nos sources affirment que toutes les entreprises ont déjà perçu les fonds convenus. Quant aux retards observés, ils seraient liés, entre autres, à la sous-traitance : certaines des entreprises engagées auraient confié les travaux à des sous-traitants.
Gaston Mukendi, à Kisangani
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