Après la condamnation mardi d’un leader pygmée et cinq de ses collaborateurs pour leur activisme dans le Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), l’ONG Action communautaire pour la promotion de la santé en milieu rural et des peuples autochtones plaide pour l’application effective des accords conclus entre les animateurs de cette aire protégée et les peuples autochtones.
Pour Patrice Nyamatonywa, responsable de l’ONG, si Jean-Marie Kasula et ses hommes faisaient incursion dans le parc, c’est parce qu’ils étaient au bout de leur patience, face à la non application des accords conclus entre sa communauté et le PNKB. Il cite, à titre illustratif, la non application de l’accord qui consacre la prise en charge des enfants des peuples autochtones par le Parc national de Kahuzi Biega.
«Nous sommes au regret de constater que monsieur Kasula a été victime de la non prise en compte des résolutions qui ont étés émises à l’occasion de la rencontre entre le PNKB et les peuples autochtones. Le PNKB s’est engagé de mener des actions de développement et de promotion des peuples autochtones afin que ces peuples puissent quitter la forêt. Malheureusement, cela n’a pas été mis dans la pratique jusqu’à maintenant», dénonce Patrice Nyamatonywa, qui appelle le PNKB au respect des accords.
Patrice Nyamatonywa dénonce, toutefois, le comportement du leader pygmée et ses hommes pour des incursions dans une aire protégée.
Le chef milicien Jean Marie Kasula dont le groupe armé opère dans le Parc national de Kahuzi-Biega (Sud-Kivu) a été condamné par le tribunal militaire garnison de Bukavu, avec cinq de ses hommes, à 15 ans de prison pour détention illégale d’armes et destruction de la nature.
Créé en 1970, le Parc national de Kahuzi-Biega est situé à l’Ouest du lac Kivu. Il touche le Suk-Kivu, le Nord-Kivi ainsi que le Maniema. Classé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, depuis 1980, cette aire protegée a une flore et faune riches, diversifiées et exceptionnelles. Ses forêts tropicales primaires regorgent des mammifères dont les gorilles de plaines et les éléphants.
Pour sa création, certaines communautés autochtones, dont des pygmées, ont été déplacées de leurs terres au nom de la «conservation». D’où des problèmes récurrents entre les communautés et le PNKB.
Justin Mwamba
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