Alors que l’humanité célèbre ce mercredi 02 février 2022 la Journée mondiale des zones humides, l’occasion faisant le larron, il nous a paru utile de rappeler la situation du Parc marin des mangroves. Le Parc des mangroves constitue une zone humide très importante pour le pays, à côté des tourbières et autres…
En effet, il y a environ cinq ans, des scientifiques ont découvert dans le bassin du Congo une immense étendue de tourbières bien plus vaste que prévu. Au total, 30 milliards de tonnes de carbone furent cartographiées, confirmant le rôle de premier plan joué par la région dans l’atténuation du changement climatique.
La tourbe recouvre un peu plus de 4% de la surface boisée du bassin du Congo et s’étire sur la République du Congo et la République démocratique du Congo. Pour mieux saisir l’ordre de grandeur, elle séquestre l’équivalent du carbone aérien .ontenu dans les arbres des 96% restants.
Et au niveau de la zone côtière de la RDC, un Parc marin des Mangroves a été créé pour la protection du biotope spécial du littoral atlantique (les mangroves à palétuviers) à l’estuaire du fleuve Congo. La superficie du Parc national des Virunga est de 800.000 hectares, tandis que celle du Parc marin des mangroves est 66.000 hectares dont 20 % en surface maritime.
Cependant, un rapport Goodson publié en 1988 affirme que la Mangrove a perdu 40 % de sa superficie actuelle. Ce qui est vrai au moins est que chaque année, des superficies entières sont récoltées à la suite de la coupe de bois de mangroves pour la fabrication du charbon de bois. Cette activité s’intensifie en raison de son caractère lucratif, surtout avec les ventes opérées en Angola.
Aussi, le site des mangroves est soumis à des déjections d’hydrocarbures issues de l’exploration et de l’exploitation pétrolières off-shore. Signalons à ce sujet que le Gouvernement congolais affirme avoir engagé des discussions avec les responsables des sociétés pétrolières afin de trouver des voies et moyens pour arrêter ces déversements des déchets dans la forêt des mangroves.
Le Gouvernement de la RDC affirme également qu’un système de contrôle devrait être mis en place. Et, il a été jugé utile d’évaluer l’impact de la pollution sur les éléments de la biodiversité et de prendre toutes les mesures de contrôle des sources de pollution et des engins de pêche prohibés.
De la concrétisation du Parc marin des mangroves par une ordonnance-loi
À savoir, le Parc marin des mangroves se trouve le long des eaux maritimes et côtières de la RDC. En effet, à l’embouchure du fleuve Congo, les effets combinés des effluents industriels, de nettoyage fréquent, des pétroliers et autres navires accostant à Soyo (Angola) et sur la plate-forme de SOCIR, dans la partie de la RDC, des remontées de sable et de boue d’estuaire et de l’abattage des mangroves, ont pour conséquence la mise en péril de la faune aquatique, tels que les tortues marines, le lamantin et la faune ichtyologique.
Toutes ces activités provenant des deux rives (Angola et RDC) se traduisent par une baisse de la production de poissons. La crique de Banana qui, jadis, regorgeait une quantité et qualité impressionnantes d’espèces de poissons, se plaint aujourd’hui de déversements des déchets provenant des raffineries qui sont à la base de la destruction des habitats de la vie sauvage et de la faune aquatique.
Cette perturbation favorise le déplacement de certaines espèces, voire leur disparition. Les huitres sont devenues impropres à la consommation car elles sentent le pétrole. Des concertations devront être amorcées avec l’Angola pour la gestion partagée de ce site transfrontière.
Dans le Plan National d’Action Environnemental (PNAE), des mesures ont été prises pour remédier aux effets de la pollution et de la destruction des mangroves. Parmi lesquelles, il y a des actions législatives qui consistent à la concrétisation du Parc marin des mangroves par une ordonnance-loi ; au renforcement et application de la réglementation relative à la pollution des eaux, à l'exploitation illicite des ressources biologiques et à l'urbanisation incontrôlée ; et à l’application de la Convention de Ramsar.
Quant aux actions institutionnelles, elles concernent le renforcement des capacités de gestion de cet écosystème unique. D'autres mesures ont été prises toujours dans le PNAE concernant la pollution des eaux maritimes et côtières. Pour les actions législatives, il y a l’adoption d'une législation nationale pour la gestion des zones humides; l’application des objectifs et recommandations des Conventions de Montego et de Ramsar.
Et comme actions institutionnelles, il y a la mise en place d'une structure de gestion des eaux maritimes (création effective d'une Direction des ressources en eau et pêche depuis septembre 1998) qui a pour objet la gestion des eaux nationales et transfrontières en tant que ressource et habitat, la surveillance de la qualité des eaux et la protection de la population contre les effets néfastes de la pollution hydrique.
Bokulaka Baende
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