Le dimanche 23 avril 2023, les jeunes du territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu, étaient conviés à une conférence- débat autour de leur responsabilité au regard de la biodiversité et dans la conservation du Parc national des Virunga (PNVi). C’était en marge de la célébration du 98ème anniversaire du Parc des Virunga, créé le 21 avril 1925.
Dans son exposé lors de cette activité, le porte-parole du Parc national des Virunga, M. Bienvenu Buende, a présenté aux participants, en majorité des jeunes, l’état des lieux de ce patrimoine mondial. Et il leur a expliqué le rôle que doit jouer la jeunesse, considérée aujourd’hui comme étant le seul canal qui reste pour véhiculer le message d’un changement positif de la conservation de la nature. Ce, compte tenu du dynamisme de la jeunesse, lequel peut être mis à profit dans la conservation des aires protégées.
« Le dynamisme de la jeunesse actuellement fait de cette couche de la société un vecteur très important pour véhiculer des messages de changement de comportement en faveur de la conservation», a souligné l’orateur. A l’issue de ces assises, les participants ont donc promis d’accompagner les efforts du Gouvernement congolais et ses partenaires, et de l’ICCN (Institut congolais pour la conservation de la nature), comme autorité de gestion, dans la préservation et la pérennisation du Parc national des Virunga.
« J’ai vraiment découvert de nouvelles choses que j’ignorais par rapport à ce parc. Parce que nous sommes à un moment où il y a beaucoup de tensions par rapport à la frontière de la RDC. En tant que jeunes, nous avons cette responsabilité de toujours veiller sur ce parc. Nous devons faire en sorte que cela ne disparaisse pas avec d’autres générations parce que nous l’avons trouvé. Nos parents, nos grands parents l’ont protégé et c’est à notre tour de mettre en place de stratégies qui vont aussi nous aider à maintenir cette richesse que nous avons », a déclaré Aimée Mapenzi Wataluka, l’une des participantes.
Quid du PNVi ?
Pour mémoire, selon Wikipédia, moteur de recherche sur web, le Parc des Virunga s'étend sur 790.000 ha et présente une diversité d'habitats incomparable, allant des marécages et des steppes jusqu'aux neiges éternelles du Ruwenzori, à plus de 5.000 mètres d'altitude. Ce, en passant par les plaines de lave et les savanes sur les pentes des volcans.
Le PNVi abrite quelques 20.000 hippopotames dans ses rivières, des gorilles de montagne, des oiseaux en provenance de Sibérie, etc. Ce qui fait la fierté de la région du Kivu en particulier et du pays en général.
Wikipédia affirme même que ce parc est une valeur universelle exceptionnelle, notamment avec sa gamme de steppes, savanes et plaines de lave, marécages, basses terres et ceintures forestières afromontagnardes jusqu’à sa végétation afro-alpine unique et aux champs de glace des monts Rwenzori dont les pics culminent à plus de 5.000 mètres.
Ce parc se distingue ainsi par sa chaîne de volcans actifs et la richesse de sa diversité d’habitats qui surpasse celle de tout autre parc africain. La grande diversité des habitats a donné lieu à une biodiversité exceptionnelle, notamment des espèces endémiques et des espèces rares et mondialement menacées comme le gorille de montagne.
Le site inclut les massifs spectaculaires des Rwenzori et des Virunga qui abritent les deux volcans les plus actifs d’Afrique. C’est depuis 1925 qu’il a bénéficié le statut de parc national. Cependant, ce patrimoine est menacé par l’insécurité chronique dans cette région orientale de la République démocratique du Congo. En plus de cela, le parc se heurte aussi actuellement à des problèmes de gestion.
Au vue de la croissance démographique humaine importante, l’établissement de zones tampons dans tous les secteurs s’avère indispensable et urgent ainsi que la multiplication des efforts pour véhiculer le message d’un changement positif. Et pour bien assurer sa pérennité, le parc doit être géré sur des bases scientifiques et disposer d’un plan de gestion qui faciliterait une meilleure délimitation des différentes zones par une surveillance renforcée.
C’est ce que pensent les experts de la société civile environnementale. Ils estiment également que, le renforcement des infrastructures administratives et de surveillance contribueraient à réduire la pression sur les espèces endémiques, rares et menacées d’extinction, comme les gorilles de montagne, les éléphants, les hippopotames et les chimpanzés.
Ce qui réduirait le braconnage, la déforestation, et la pression sur les ressources piscicoles (qui risquent de s’accroître), les activités illicites notamment de groupes armés isolés au sein du parc. A cet effet, pensent ces experts, le renforcement des effectifs et de l’équipement disponibles ainsi que de la formation du personnel du parc sont vivement recommandés.
Bokulaka Baende
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