La partie Est de la République Démocratique du Congo fait face à l'activisme des groupes armés locaux et étrangers. Cette situation impacte négativement dans certaines aires protégées notamment le parc des Virunga dans la province du Nord-Kivu. Pour pallier à cette situation, le gouvernement a décidé d'adopter le projet de protection de la biodiversité dans les aires protégées frontalières de la République Démocratique du Congo
Ce document a été présenté par la Ministre d'État, ministre de l'environnement et Développement durable Ève Bazaiba lors de la 5e réunion du conseil des ministres tenue vendredi 12 juillet 2024.
"Ce projet permettra de lutter contre le trafic transfrontalier illicite des espèces sauvages menacées d'extinction ou non ; construire des postes locaux fortifiés de surveillance (FOB), des clôtures électriques et ou des mûrs en gambion ou en béton le long des frontières terrestres (nombre et emplacement à déterminer par des experts techniques) avec un système électronique d'alerte et de surveillance aérienne et sur les frontières liquides avec des balises et capteurs électroniques" rapporte le compte rendu de la réunion du conseil des ministres
Et de poursuivre :
"Construire des postes des Commandements régionaux/provinciaux (RCP) dans des villes proches de la frontière et un centre de commandement national central à Kinshasa interopérables avec ceux des autres Forces de défense ; former et équiper les éco-gardes en unités d'intervention rapides de protection des frontières terrestres et liquides ; installer des sensors et autres technologies modernes de télé détection d'alerte aux frontières liquides et terrestres ; promouvoir l'éco-tourisme"
L'est de la République démocratique du Congo est actuellement en proie à de violents combats entre le groupe rebelle connu sous le nom de mouvement M23 et les combattants du gouvernement. Au cours des trois dernières décennies, l'est de la RDC, riche en minerais, a connu des troubles permanents en raison de griefs politiques, de différends sur les ressources et de tensions ethniques.
Le conflit actuel entre les rebelles du M23 et le gouvernement a débuté en 2012 avant d'être défait en 2013. Deux ans après l'arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir soit en 2021, le M23 a repris les armes parce qu'il estime que le gouvernement n'a pas mis en œuvre le précédent accord. Les rebelles ont déclaré qu'ils luttaient contre la marginalisation politique et le manque de représentation ethnique de la minorité tutsie dans la région.
La rébellion du M23 soutenue par Kigali contrôle près d’une centaine de villages dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo, Masisi et depuis fin juin elle a conquis quelques agglomérations du territoire de Lubero. Partout dans ces entités, les rebelles ont instauré une nouvelle administration avec des dirigeants de leur obédience. Et les populations sous occupation sont contraintes, pour celles n’ayant pas fui, d’adapter leur mode de vie pour « plaire au régime belliqueux ».
Clément MUAMBA
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