Cent vingt mille perroquets gris ou verts ont été trafiqués de 2014 à 2025 à partir de l'aéroport de Bangboka, à Kisangani, selon des statistiques présentées par la fondation LUKURU, une organisation évoluant dans la protection et la conservation des perroquets, lors de l'atelier de sensibilisation et de vulgarisation de l'arrêté provincial portant interdiction formelle de capture et de commercialisation des perroquets gris et verts dans la province de la Tshopo.
« Le Congo est le pays du perroquet », a laissé entendre John A. Hart, Directeur Scientifique et Technique de la Fondation Lukuru, avant de présenter les quatre espèces du perroquet et leurs localisations en RDC.
« Les demandes deviennent exorbitantes et la façon d'exploiter les perroquets diminue sa population », a-t-il déclaré pour expliquer la commercialisation de cet oiseau et ses effets.
D'après ses explications, la province de la Tshopo a été pendant longtemps un terrain incontrôlé dans le trafique des perroquets. Via l'aéroport international de Bangboka, plus de 120 mille perroquets grits ont été trafiqués entre 2013 et 2024, sans compter ceux morts dans la capture. À la Coordination Provinciale de l'environnement.
« il n'y a pas des demandeurs de permis de capture qui se présentent », selon Michel Kabondo, inspecteur forestier.
Maintenant la donne doit changer. Les parties concernant par la conservation se mobilisent. Le Gouvernement Provincial a signé l'arrêté provincial portant interdiction formelle de capture et de commercialisation des perroquets gris et verts dans la province de la Tshopo. Ce vendredi, la Ministre provinciale de l'environnement a sensibilisé plusieurs services : l'ANT, la DGM, le jardin zoologique et botanique, la DGRPT, la mairie, la FEC...
Au jardin zoologique et botanique de Kisangani, des volières ont été construites pour conserver les perroquets. LUKURU est en train de dupliquer dans la Tshopo le modèle de Maniema où un centre de Conservation de Perroquets est fonctionnel à Dingi. Entre 2023 et mars 2025, 615 perroquets y ont été reçus et 251 ont été relâchés.
Le trafic des perroquets dans la Tshopo a été possible pendant plusieurs années, faute de surveillance. La loi portant protection intégrale des perroquets dans la Tshopo n'existait pas encore. Ainsi, des perroquets en provenance du Maniema pouvait passer par Kisangani sans exigence.
Gaston MUKENDI, à Kisangani
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