Un jeune garçon de 16 ans, Mumbere Kisughu, a été happé par un crocodile le lundi 30 juin dernier dans les eaux du lac Édouard, au village lacustre de Kyavinyonge, en chefferie des Bashu, territoire de Beni (Nord-Kivu).
Selon Delphin Malekani, président de la société civile locale, le corps sans vie de l’adolescent a été retrouvé dans la matinée du mardi 02 juillet. Malheureusement, ses bras et ses jambes avaient déjà été dévorés par cet aligator, la victime Mumbere Kisughu était élève en 8ᵉ année à l’Institut Muko.
D'après des sources contactées par ACTUALITÉ.CD, le comité de sécurité local a joué un rôle important dans la recherche du corps après que l'infortuné avait exprimé son intention de se rendre à la plage pour se baigner.
« Il nous a fallu toute une journée pour retrouver le corps de ce jeune garçon. Nous avons cherché partout. Le caïman l’avait dévoré par la jambe et abandonné dans un site marécageux. C’était vraiment inquiétant. Nous signalons que les crocodiles sont visibles aujourd’hui sur le littoral sud du lac Édouard. Cela fait dix ans qu’ils sont visibles, et nous ne savons pas identifier leur origine. Plusieurs personnes ont été happées par ces animaux dans le village de Kyavinyonge. Nous ne savons pas expliquer la provenance de ce reptile. Que le gouvernement nous l’explique. En grandissant, nous n’avions jamais vu un seul crocodile ici. Que l’État prenne des mesures pour protéger la population », plaide cet acteur de la société civile.
Les funérailles de Mumbere Kisughu se sont déroulées à Katholo, le village d’origine de ses parents. Suite à cet incident, la société civile appelle les habitants de Kyavinyonge à faire preuve de prudence lors des activités autour du lac Édouard, une zone connue pour la présence de crocodiles.
Il est à noter que les attaques de crocodiles du Nil deviennent de plus en plus fréquentes dans les différents villages de pêche alentour. Depuis le début de l’année 2024, une dizaine de personnes ont été happées par ces reptiles. Certains écologistes du lac Édouard ont proposé une étude étiologique de ces espèces pour mieux évaluer le danger qu'elles représentent pour la population. Cependant, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), qui gère l’espace liquide du Parc National des Virunga par l’intermédiaire de la coopérative des pêcheries de Virunga (COOPEVI), n’a pas encore répondu à cette proposition.
Josué Mutanava, à Goma
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