La Ministre d’État en charge de l’Environnement, Ève Bazaiba Masudi, a ouvert ce lundi un atelier de haut niveau sur le "Crédit Bonobo", un mécanisme novateur de financement de la conservation en RDC, organisé par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) avec l'appui de la Fondation d’Anvers et de la coopération allemande GIZ.
Axé sur la valorisation de la biodiversité, le "Crédit Bonobo" ambitionne de protéger les espèces emblématiques telles que le bonobo, l’okapi, les gorilles et le paon congolais, tout en générant des retombées économiques pour les communautés locales et peuples autochtones. Contrairement au crédit carbone, centré sur la réduction des émissions de CO₂, ce nouveau mécanisme mise sur la préservation du vivant.
« C’est une approche intégrée qui lie la protection de l’environnement au développement communautaire », a déclaré Ève Bazaiba, saluant la participation active des ONG, des communautés et du secteur privé. Le projet inclut des formations en agriculture durable et vise la réduction de la pauvreté dans les zones riveraines des aires protégées.
Ce programme s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi, qui a lancé les travaux préparatoires samedi dernier. Les recommandations issues de cet atelier de deux jours devraient tracer la feuille de route de cette initiative porteuse d’espoir pour la RDC et son patrimoine naturel unique.
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