Dans le cadre de l’élaboration du document de politique agricole durable, les plateformes des organisations de la société civile environnementale et agricole recommandent au Gouvernement de la République l’intégration d’une manière générale, des approches « zéro déforestation », « zéro labour » et d’autres techniques progressistes telles que « zéro brulis » dans l’activité agricole. Mais aussi, de promouvoir le savoir endogène relatif à l’agriculture durable ; de dégager clairement des moyens à affecter à la recherche agronomique, à la production semencière, et à la vulgarisation agricole.
Pour la société civile, le document de politique agricole durable et la loi qui en découle devraient constituer un levier de développement socioéconomique susceptible d’assurer à la fois la croissance économique, l’autosuffisance alimentaire, et la gestion durable des écosystèmes. Ces recommandations ont été rendues publiques dernièrement à Kinshasa.
C’était à l’issue d’une conférence de presse organisée en prévision de la retraite de finalisation des travaux sur le document de la politique agricole durable et l’analyse de l’avant-projet du conseil consultatif agricole envisagé par le Ministère de l’Agriculture. « Nous voulons faire de l’agriculture congolaise un enjeu stratégique, pour non seulement nourrir notre peuple, mais nourrir les pays africains et le monde entier, de telle sorte qu’on puisse nous respecter et nous faire respecter. Parce que nous sommes un grand pays agricole. Malheureusement, nos autorités ne comprennent pas encore ça », a indiqué M. Simplex Malembe Kambale, chargé de programme à la CONAPAC (Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo).
Signalons par ailleurs que ces recommandations ne constituent pas encore une note de position de la société civile. Celle-ci pourra suivre dès lors que ces recommandations fondamentales de la société civile ne sont pas prises en compte.
Bokulaka Baende
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