La situation des éleveurs nomades Mbororo dans la province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo, demeure préoccupante. Dans le Territoire de Dungu, des incidents de destruction des champs par ces éleveurs étrangers ont été signalés, et suscitent l'inquiétude des agriculteurs locaux.
« Nous avons reçu de nombreux témoignages de victimes dont les cultures ont été ravagées par les bétails des Mbororo. En transit vers le Territoire de Niangara, ces animaux causent d'importants dégâts dans les champs de paddy, de haricots, de manioc et d'autres cultures. Imaginez les conditions de vie de notre population qui se bat pour survivre et doit faire face à de tels désastres. Cela ne peut plus durer », a déclaré un acteur des droits humains actif dans le Territoire de Dungu.
Parmi les victimes se trouve une veuve cultivatrice qui a vu son champ de plus de 50 m² complètement saccagé par les bêtes Mbororo. Un autre cas concerne un homme de la localité de We, qui a perdu un hectare de cultures, incluant maïs, manioc et haricots.
« Je suis vraiment très attristée par cette situation. Ce champ était le fruit de mes derniers efforts pour ma survie et de toute ma famille, et maintenant tout est parti. Est-ce pour anticiper ma mort ? Je souhaite vraiment que quelqu'un trouve une solution, car nous souffrons. Où allons-nous vivre ? » s'interroge cette dame d'une cinquantaine d'années.
Depuis deux mois, une opération de traque contre ces éleveurs a été lancée par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Ces derniers sont invités à rejoindre Nambia, dans le territoire de Niangara, pour un cantonnement provisoire en attendant des directives de la hiérarchie, en vue de leur rapatriement dans leurs pays d'origine.
Sur le terrain, certains éleveurs ont déjà rejoint ce lieu de cantonnement, tandis que d'autres avancent lentement ou continuent à errer dans la région. Cette situation engendre un climat d'insécurité pour la population locale, qui ne sait plus à quel saint se vouer. Les habitants appellent donc à l'implication des photos autorités compétentes pour rétablir l'autorité de l'État dans cette région, et protéger les droits des autochtones.
Joël Lembakasi
Dans les marchés de Bunia, le message se voulait simple, mais lourd d’enjeux : protéger le lac Albert avant que l’exploitation pétr
Les rues de Bunia ont servi de cadre à une mobilisation citoyenne en faveur de la protection de l’environnement.
Dans les rues de Bunia, des voix se sont élevées mercredi contre l’exploitation pétrolière en Ituri.
La synergie des sociétés civiles du territoire de Faradje alerte sur la dégradation inquiétante de la qualité de l’eau de la rivière Dungu, princip