Alors que la 30ᵉ Conférence des Parties (COP30) bat son plein à Belém, au Brésil, la République démocratique du Congo (RDC) appelle à des engagements plus concrets pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et renforcer la justice climatique.
Pour Tosi Mpanu Mpanu, négociateur senior de la RDC et conseiller du Chef de l’État en matière de climat, cette COP doit marquer un tournant dans la mobilisation des financements climatiques et l’opérationnalisation des mécanismes d’adaptation.
« Dix ans après la Conférence de Paris, est-ce que ce processus nous permet d'atteindre les objectifs de l'Accord ?** C'est-à-dire limiter le niveau de la température à 1,5°C d'ici la fin du siècle ? Non, parce qu'aujourd'hui nous allons déjà au-delà de cette limite-là. Mais toutefois, l'Accord sert quand même la communauté internationale puisque nous sommes arrivés à plafonner les émissions alors que nous étions sur une trajectoire de 3,8 à 4,5°C de hausse de température. Aujourd'hui, nous sommes à 2,3 et 2,5°C. Donc, des efforts sont faits », a-t-il expliqué.
Pour la RDC, pays-solution face au changement climatique, la priorité est de traduire les engagements politiques en actions concrètes et financées. Le négociateur congolais souligne notamment l’importance de la feuille de route Bakou-Belém, censée orienter la communauté internationale vers la mobilisation des 130 milliards de dollars nécessaires au financement climatique mondial.
« On espère effectivement que cette COP va établir les jalons de cette feuille de route. Il y a également le Fonds de pertes et préjudices, qui au cours de cette COP, va lancer les modalités initiales du financement à travers ce qu'on appelle Barala Barbade », précise M. Mpanu Mpanu, évoquant une phase initiale de 250 millions de dollars pour la période 2025–2026.
La RDC mise également sur un renforcement du soutien aux plans nationaux d’adaptation, afin de protéger les populations les plus vulnérables et préserver ses vastes écosystèmes forestiers. Dans un contexte où les effets du changement climatique s’intensifient, le pays attend de la COP30 des décisions ambitieuses et solidaires capables d’accélérer la transition écologique mondiale tout en soutenant les nations en développement.
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