L’organisation "Initiative Communautaire pour la Protection et la Restauration de la Nature en RDC(ICOPERN -RDC) a présenté ce jeudi, 14 mai 2026, une évaluation qui met en lumière une aggravation de l’exploitation des espaces forestiers autour du Parc national de Kahuzi-Biega et dans plusieurs forêts communautaires du Sud-Kivu, après des missions de sensibilisation et de suivi réalisées dans différentes localités de territoires de Kabare, Kalehe et Bunyakiri.
Cette structure engagée dans la protection de l’environnement évoque une multiplication d'activités illégales de coupe d’arbres, de fabrication de charbon de bois, de sciage artisanal et d’exploitation des ressources naturelles dans plusieurs zones rurales de la province.
"La pression observée actuellement sur les forêts devient de plus en plus préoccupante pour l’équilibre écologique de la région", explique Musafiri Kazunguzibwa Nkuzi, l'un des responsables de cette structure.
Selon les données recueillies par ICOPERN-RDC au cours des descentes d'échanges réalisées dans les différentes communautés, plusieurs espaces forestiers situés à Bitale, Kalonge, Bulambika, Miti ainsi qu’aux alentours du Parc national de Kahuzi-Biega connaissent une dégradation progressive.
Des acteurs environnementaux indiquent également avoir constaté une augmentation du transport de braises et de planches vers la ville de Bukavu, particulièrement à partir de certaines zones rurales devenues difficiles à surveiller à cause de l'insécurité.
Pour les défenseurs de l’environnement, cette situation représente une menace importante pour les écosystèmes forestiers ainsi que pour les espèces animales vivant dans cette aire protégée.
"Plusieurs ressources naturelles disparaissent progressivement alors que certaines communautés restent fortement dépendantes de la forêt pour survivre", souligne Bénit Rhulinabo, chargé des opérations au sein de cette structure environnementale.
Les responsables de cette organisation rappellent notamment que le Parc national de Kahuzi-Biega constitue l’un des principaux habitats du gorille de Grauer et d’autres espèces rares dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans le but de réduire cette pression humaine sur les forêts, ICOPERN-RDC entreprend actuellement plusieurs actions communautaires de sensibilisation dans certains villages afin d’encourager la population à limiter les pratiques destructrices contre les ressources forestières.
Cette structure a également mis en place des mécanismes d’alerte communautaire contre l’abattage illégal d’arbres avec l’appui des habitants et des équipes locales engagées dans la conservation de la nature.
"Préserver les forêts aujourd’hui reste essentiel pour protéger l’eau, l’agriculture, le climat et les générations futures", insiste Hobereau Kitumaini Kanini, responsable de cette structure environnementale.
À travers cette publication, les acteurs engagés dans la protection de la nature appellent les autorités ainsi que les partenaires nationaux et internationaux à renforcer les dispositifs de surveillance des espaces forestiers et à soutenir davantage les initiatives locales de conservation.
Cette alerte intervient alors que plusieurs études et organisations environnementales continuent de signaler une forte pression sur les écosystèmes forestiers au Sud-Kivu.
Pour rappel, une recherche publiée en 2025 dans la Revue Congolaise des Sciences et Technologies indique notamment que près de 59,8 % de la population vivant autour du Parc national de Kahuzi-Biega exerce une pression directe sur les ressources forestières à travers l’exploitation artisanale du bois, la production de braises et certaines activités agricoles ou minières.
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