La faune sauvage du territoire de Walikale, au Nord-Kivu, est confrontée à une pression croissante due à la chasse intensive. Des habitants, des chasseurs et des défenseurs de l'environnement constatent une disparition progressive de plusieurs espèces animales, notamment les singes, autrefois abondants dans les forêts de la région. Face à cette situation préoccupante, les services de l'environnement multiplient les actions de sensibilisation afin de freiner cette tendance.
Autrefois, les forêts de Walikale regorgeaient d'une importante diversité d'espèces animales. Les populations locales racontent qu'il n'était pas rare d'apercevoir des singes et d'autres animaux sauvages à proximité des villages. Cette réalité semble aujourd'hui appartenir au passé.
Des chasseurs interrogés confient que les animaux se font désormais extrêmement rares. Selon leurs témoignages, il faut parcourir plusieurs kilomètres à l'intérieur de la forêt pour espérer apercevoir du gibier.
"Avant, nous trouvions facilement des singes près des villages. Aujourd'hui, il faut marcher pendant plusieurs jours dans la forêt, parfois jusqu'à une semaine, avant de rencontrer une famille de singes," témoigne un chasseur de Walikale, illustrant l'ampleur de la diminution de cette espèce.
Pour les organisations engagées dans la protection de la biodiversité, cette situation est le résultat direct de la surexploitation de la faune sauvage. Elles alertent sur le risque de disparition locale de plusieurs espèces si aucune mesure efficace n'est prise.
Les défenseurs de l'environnement estiment que les conséquences dépassent le cadre écologique. La disparition progressive des animaux sauvages menace également le patrimoine naturel du territoire et prive les générations actuelles et futures de la richesse de la biodiversité qui faisait autrefois la renommée des forêts de Walikale.
"Si cette chasse se poursuit au même rythme, certaines espèces ne seront bientôt plus qu'un souvenir. Nos enfants risquent de ne jamais voir des animaux que leurs parents connaissaient encore," déplore un défenseur de l'environnement.
Face à cette menace, le service de l'Environnement du secteur des Wanianga affirme avoir renforcé les activités de sensibilisation auprès des communautés locales. Des agents sont déployés dans plusieurs villages pour rappeler les dispositions légales relatives à la protection de la faune sauvage, en particulier des espèces intégralement protégées par la législation congolaise.
Les autorités environnementales encouragent également les communautés à adopter des pratiques de chasse responsables et à dénoncer les actes de braconnage ciblant les espèces protégées.
Les acteurs de la conservation rappellent enfin que la préservation de la biodiversité constitue un enjeu majeur pour l'équilibre des écosystèmes, le développement durable et la transmission du patrimoine naturel aux générations futures. Ils appellent à une implication collective des communautés, des autorités et des partenaires de conservation afin d'éviter que les forêts de Walikale ne perdent définitivement une partie de leur exceptionnelle richesse faunique.
La faune sauvage du territoire de Walikale, au Nord-Kivu, est confrontée à une pression croissante due à la chasse intensive.
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